Pionnier Henri Bourgeois, Crescent Valley

1904-Départ de Saint-Célestin

Afin d’éviter une rencontre prématurée avec l’entrepreneur de pompes funèbres, Henri Bourgeois quitta son village de Saint-Célestin, en banlieue de Trois-Rivières, dans la Province de Québec, où il était né en 1878. Son médecin lui ayant annoncé, en 1904, qu’il n’avait plus que trois mois à vivre à moins qu’il n’émigre vers un climat plus accueillant. Il choisit Nelson où, à une plus haute altitude, il recouvra la santé. Un emploi bien rémunéré à la boulangerie des frères Choquette lui permit, un an plus tard, en 1905, d’accueillir son épouse Hortense et ses deux fils: Joseph et Adrien.

Hortense et Henri Bourgeois

1906-Une famille décimée

L’année 1906 fut assombrie par une tragédie quand un incendie causé par l’explosion d’une lampe à pétrole détruisit complètement la résidence des Bourgeois située à l’angle des rues Latimer et Joséphine, causant ainsi la mort de ses 2 fils. L’aîné, avait 5 ans et Adrien était âgé de 20 mois.

1907-Des débuts en affaires prometteurs

En 1907, la famille déménage à Bourgeois Siding qui plus tard prendra le nom de Crescent Valley. C’est à partir de cette époque qu’Henri Bourgeois s’adonne à l’élevage du bétail laitier. Avec une patience de tous les instants, de la persévérance et un travail acharné, on le retrouve propriétaire d’un splendide troupeau Ayrshire. Son succès en ce domaine ne fut certainement pas dû à la chance, mais bien davantage à la poursuite d’un idéal. À cette époque, Crescent Valley n’était pas connue comme une région agricole, alors, Henri concentra ses efforts dans le secteur de la coupe du bois et des mines. Mais là n’était pas son ambition: dans sa jeunesse il avait observé et étudié la race Ayrshire pendant si longtemps qu’il savait qu’un jour il exploiterait sa propre ferme avec ses bêtes favorites.

1921-Un spécialiste dans son domaine

Treize ans auparavant, Henri Bourgeois avait négocié l’achat d’une ferme de 360 acres dont il avait jusqu’à ce jour déboisé et ensemencé 60 acres, se gardant une quarantaine d’acres de bonne terre pour son usage personnel, et le reste consacré au pâturage de son troupeau Ayrshire. Grâce à sa compétence et sa réputation dans ce domaine, le magazine Farm and Home, en octobre 1921, lui consacra un article élogieux. Aujourd’hui, il ne reste que 135 acres et la grange de l’époque où il éleva des volailles biologiques.

Henri Bourgeois exploitait aussi un important commerce de bétail laitier à Nelson et tenait absolument à ce que ses clients ne consomment qu’un lait de qualité exceptionnel. Reconnu comme un excellent éleveur de Ayrshire, il se spécialisa dans la production laitière commerciale.

Mais il n’y a pas que les affaires…

On se souvient aussi de monsieur Bourgeois comme ayant été un grand admirateur de la race chevaline Pinto dont il posséda plusieurs pur-sang.

Toutes ces occupations n’empêchèrent nullement Henri Bourgeois d’exploiter son côté artistique: doté d’une excellente voix, il chanta à différentes occasions à la Cathédrale de Nelson.

Une dynamique famille de pionniers

Henri Bourgeois et son épouse Hortense auront élevé une famille de 11 enfants durant leur longue et laborieuse vie: Joseph, Adrien, Maurice, Cécile, Yvette, Gaston, Hélène, Louis, Mariette et Joe ainsi qu’un autre enfant prénommé Maurice, mort en bas âge. Son épouse le précéda dans la mort en 1935 à la suite d’une longue maladie. Elle était née dans le même village que lui en 1884 et ils s’étaient mariés à Sainte-Célestin en 1901.

Au mois de juin 1958, dans sa 79ème année, Henri Bourgeois fut terrassé par une crise cardiaque et rendit l’âme quelques heures plus tard.

Henri et Hortense Bourgeois, une dynamique famille de pionniers canadiens-français, ont certainement enrichi les Kootenays par leur présence.

Visage d'Henri Bourgeois

Visage d’Henri Bourgeois

Rose et Henri

Henri et la conceptrice des marionnettes: Rose-Blanche Hudon

Madeleine_technicien

Henri et la conceptrice des costumes: Madeleine Arsenault