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Dans l’univers de Claudia Bambi

Par Amélie SAUQUET, décembre 2018

Après avoir réalisé une murale au Valley Retreat B&B de Revelstoke, elle espère faire un tour à Nelson pour le prochain festival de murales! C’est tout ce qu’on espère!

Elle est une artiste inspirante et inspirée par TOUT, basée à Revelstoke, j’ai posé quelques questions à Claudia Bambi.

Comment as-tu commencé le design graphique?

J’ai gradué en 2006 du Bac en Design Graphique à l’Université Laval. À la base, j’ai hérité du côté artiste de ma mère et du côté entrepreneur de mon père ce qui me permet aujourd’hui d’être graphiste à mon compte—Turbo Bambi Design. Par contre, je dirais que l’événement qui a déclenché ma passion pour les arts graphiques est arrivé dans des circonstances un peu plus sombres. Pour faire une longue histoire courte, à 13 ans, j’ai fêté la St-Jean jusqu’au lever du soleil avec mes amis dans un village voisin.  Ma mère n’a pas apprécié donc comme pénitence, j’ai été privée de sortie tout l’été. J’ai donc eu beaucoup de temps libre pour expérimenter sur Photoshop avec l’ordinateur familial. Pas besoin de mentionner que mon bronzage faisait pitié cet été-là. Mais je maîtrisais la souris comme une pro!

Aujourd'hui, où trouves-tu ton inspiration?

Partout! Je suis inspirée pas absolument TOUT ce que je vois, autant en nature que sur le web. Parfois je suis dans la lune et je fixe un objet. Plus je le fixe, plus il ressemble à une créature, un visage, un paysage, donc je le prends en photo et m’en sert comme inspiration pour un prochain projet. J’adore les montagnes et les couchers de soleil (cliché je sais, mais tellement beau!). Sur le web, Instagram est une source infinie d’artistes que je n’aurais probablement jamais connus, si ce n’était pas de cette application!

Tu sembles avoir créé ta clientèle "facilement" à Revelstoke, est-ce que c'était facile justement quand tu es arrivée?

Après une décennie mouvementée de ski-bum-bar-star à Whistler, j’ai migré vers l’intérieur de la province en 2016 pour profiter de la poudreuse légendaire de Revelstoke. J’ai été agréablement surprise de voir à quel point la communauté artistique était vibrante et accueillante! Actuellement, il semble y avoir un boom de jeunes artistes et d’entrepreneurs qui font équipe et je crois que je suis simplement arrivée au bon moment. Mon style « dessin animé » se démarque définitivement dans une ville où le style « paysage » domine mais c’est probablement pour cette raison que j’ai pu m’établir assez facilement dans la communauté. 

Qu'est-ce que les gens préfèrent dans ton travail et dans ta personnalité?

Mon p’tit côté humoristique. Ma mission, quand je crée, est de provoquer un sourire, un rire, ou un sentiment de joie chez la personne qui regarde!

Quel est un des projets le plus marquant que tu as réalisé en 2018?

LUNA: Revelstoke’s Nocturnal Art Festival. C’est un festival d’art interactif pour une soirée seulement, mais absolument mémorable! L’automne passé, j’ai créé en équipe avec Kate Shea et Hayley Stewart, un projet intitulé « The Dream Machine ». On a construit un dôme qui représente un cerveau, avec des bicyclettes connectées à des lumières à l’intérieur. Les gens devaient y entrer et pédaler pour illuminer le dôme, signifiant, l’effort pour atteindre nos rêves! Ce projet nous a permis de créer quelque chose de complètement diffèrent de ce qu’on fait dans le quotidien. Personnellement, j’ai trouvé très inspirante l’expérience de travailler avec d’autres artistes et de nouveaux mediums. 

Comment vis-tu ta francophonie à Revelstoke?

Je pense que c’est très important d’être fier de ses racines, et en tant que Québécoise immigrée dans l’Ouest depuis 2007, j’ai pris comme mission de défendre les cretons à tous les anglophones sceptique de cette succulente recette du terroir.  Blague à part, un de mes plus grands défi est de maintenir la langue française en bonne santé dans ma communauté. Je dois avouer que je la torture de temps en temps, mais quand j’en ai l’occasion, je l’applique du mieux que je peux. Cette entrevue est un parfait exemple! J’espère que je m’en sors bien à date! 

Quel est ton lien aujourd'hui avec le Québec? Est-ce que tu travailles avec des clients francophones au Québec ou ailleurs au Canada en lien avec ta francophonie?

J’ai grandi dans le Bas-St-Laurent (Rivière-du-loup, Notre-Dame-du-Portage, La Pocatière). Je visite ma famille et Chez Ashton dès que j’en ai l’occasion. J’adore suivre le succès de mes amis et connaissances dans le monde artistique Québécois, par exemple Estée Preda (esteepreda.com), Matel (mrmatel.com) et Jérémie DB (jeremiedb.com). J’ai quelques clients Québécois, mais la plupart habitent dans l’Ouest. C’est le phénomène: The French Connection. On a tendance à se regrouper sans même s’en rendre compte. J’imagine que notre culture nous rassemble à notre insu! Ce sont les seules personnes qui comprennent mes références de François Pérusse et de La P’tite Vie de toute façon! 

Enfin, nous avons une émission de radio 100% en français sur la radio communautaire de Nelson. Je suis donc à la recherche d'inspiration musicale francophone de tout horizon. Quelles sont donc tes influences musicales francophones?

Ah! J’ai deux suggestions! Je suis connectée sur Spotify 24/7 et la semaine passée je suis tombée sur un vieux hit que j’ai ajouté à ma liste: « Mylène Farmer – California ». Ça me rappelait les bonnes années à Musique Plus quand Varda nous divertissait à Bouge de Là! 

Ensuite, un de mes amis m’as fait découvrir « Alaclair Ensemble – Ça que c’tait » récemment. Je ne suis toujours pas certaine s’ils se prennent au sérieux ou s’ils se moquent du hip hop moderne, mais cette chanson-là me met de bonne humeur! 

Pour retrouver l’univers créatif de Turbo Bambi :
site internet : https://www.turbobambi.com/
Instagram : @turbobambi_design

Facebook : Turbo bambi Design

Pour magasiner : https://society6.com/turbobambi