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L’excellence pour du journalisme environnemental

Par Eloïse Speleers, novembre 2022

La journaliste de l’AFKO, Marie-Paule Berthiaume, a récemment gagné le prix de l’excellence pour l’article d’actualité de l’année 2021 dans la presse francophone canadienne. Paru dans le journal francophone d’Alberta, Le Franco, «Chez nos voisins, des militants de tous horizons montent aux barricades» traite du mouvement contre la coupe de la forêt ancienne à Fairy Creek. Avec l’environnement à cœur et le journalisme «dans le sang», la polyvalente Québécoise d’origine nous raconte le cheminement qui lui a valu cette reconnaissance.


Marie-Paule Berthiaume est originaire de Montréal, une ville multiculturelle qui lui a permis «de voyager autour du globe, à peu de frais». Elle a étudié la scénarisation et le journalisme à l’Université du Québec à Montréal. Elle a achevé sa deuxième année de journalisme à l’Université Simon Fraser et à la radio de l’Université de la C.-B., où elle a ensuite été à la barre d’une émission de radio de musique pendant dix ans. 

Crédit photos : Justin Cameron

«Communicatrice de par les mots, les idées et aussi la musique», l’inspirante inspirée s’est installée à Nelson en 2016. À cette époque, elle fonde une famille, ce qui occupe tout son temps. C’est en 2019 qu’elle renoue avec son amour du journalisme. Elle couvre alors les conférences de presse de la C.-B. au sujet de la Covid-19, pour le compte de Radio Victoria.

Une rareté bien cotée

Petit à petit, Marie-Paule se fait un nom dans le journalisme local francophone de l’ouest du pays. Le Franco entend parler d’elle par Réseau.Presse, également connu sous le nom de l’Association de la presse francophone. En septembre 2021, alors que le quartier général des manifestants de Fairy Creek vient d’être démantelé, elle est désignée pour couvrir la manifestation qui n’avait toujours pas été traitée en profondeur par un journal francophone. 

La journaliste a pu s’entretenir avec trois personnes du mouvement offrant des  «profils fort différents». Hazelnut, sur place depuis longtemps et qui a donné «le pouls de ce qui se passait là-bas»; Needle, un biologiste et écologiste local et Rainbow Eyes qui a été arrêtée quatre fois et dont le tambour est devenu le symbole de la protestation. Cette dernière est dorénavant cheffe adjointe du Parti vert.

Un prix pour parler environnement

La journaliste ne souhaite pas que cette reconnaissance offerte par Réseau.Presse jette la lumière sur elle, mais cible plutôt les organisations qui veulent sauver la forêt.

«L’utilisation exagérée des ressources de notre planète est universelle et il faut s’en occuper. La lutte contre la coupe d’arbres anciens et des forêts se produit en ce moment-même, dans les Kootenays Ouest», martèle-t-elle. 

Elle mentionne, entre autres, la récente victoire en lien avec la sauvegarde de la forêt du lac Cottonwood ou le fait que dix-neuf personnes aient été arrêtées en mai dernier près d’Argenta.

En tant que journaliste, et mère d’une jeune famille aux multiples missions professionnelles – dont celle d’être enseignante de français à l’école Waldorf de Nelson – il est difficile pour Marie-Paule d’être militante. 

Cependant, elle se sent proche de nombreuses organisations telles que Last Stand West Kootenays – active depuis le démantèlement de Fairy Creek, West Kootenay Climate Hub – qui facilite la communication entre les organisations engagées de la région, For our kids  – qui veut protéger les enfants et la vie sur terre face à l’urgence climatique, son équivalent québécois, Mères au front, en plus de Slimmer Waste, pour qui Marie-Paule Berthiaume offre des ateliers sur la réduction des déchets.