Derrière Le Bottin, le nouveau répertoire des services en français dans les Kootenays Ouest lancé par l’AFKO, il y a d’abord une collaboration entre deux personnes aux expertises complémentaires: Louis, designer graphique et web, et Véronique Trudel, chargée de projet à l’AFKO. Leur objectif commun était de créer plus qu’un simple répertoire numérique: un outil qui met en valeur les personnes derrière les services et qui facilite les connexions au sein de la communauté francophone.
Question : Quel rôle avez-vous joué chacun dans la création du Bottin?
Louis: Mon rôle était principalement lié au design, à l’image de marque et à l’expérience visuelle du projet. Je voulais créer quelque chose qui soit beau, mais surtout qui soit simple à utiliser. Il fallait que les entrepreneurs puissent facilement présenter leurs services et que les utilisateurs puissent rapidement trouver ce qu’ils cherchent.
Véronique: De mon côté, j’étais davantage dans la coordination du projet et dans la réflexion autour des besoins de la communauté. Mon regard était beaucoup celui de l’utilisateur et de l’entrepreneur : qu’est-ce qui est utile? Qu’est-ce qui est nécessaire? Comment est-ce qu’on peut rendre l’expérience la plus simple possible?
*Crédit photo: Aurélie Lavoie
Q : Comment avez-vous vécu cette collaboration à deux?
L: C’est ce qui a fait la force du projet. On avait des compétences différentes qui se complétaient vraiment bien. Je pouvais me concentrer sur la création et le design, alors que Véronique apportait une vision plus globale du projet et de son impact.
V: On n’essayait pas de faire la même chose. On apportait chacun notre regard, et ça permettait de garder un équilibre entre la créativité et la fonctionnalité.
Q : Au-delà d’un répertoire de services, quelle vision vouliez-vous donner au Bottin?
V: Le but était vraiment de créer un pont entre les personnes qui cherchent un service en français et les entrepreneurs qui l’offrent. On voulait mettre des visages derrière les services, parce que dans une communauté comme la nôtre, la confiance et les liens humains sont importants.
L: On ne voulait pas créer quelque chose de compliqué. L’idée était de faire un outil accessible qui reste vivant dans le temps et qui puisse évoluer avec la communauté.
Q : Quel a été votre plus grand défi pendant la création du projet?
L: Le plus grand défi a été de faire des choix. On avait beaucoup d’idées, mais il fallait parfois accepter de mettre certaines choses de côté pour garder un outil clair et efficace.
V: C’est facile de vouloir ajouter trop d’informations, mais le défi était justement de rester simple. Le Bottin devait être une porte d’entrée, pas remplacer toutes les informations d’une entreprise.
Q : Comment avez-vous réfléchi à l’identité visuelle du Bottin?
L: Pour l’image de marque, je voulais partir de ce que le mot “bottin” représente. Ça rappelle quelque chose de familier, un outil qui permettait autrefois de trouver des ressources près de soi, mais il fallait l’amener dans une version actuelle. On voulait quelque chose de simple, humain et durable. L’identité devait refléter la proximité, tout en restant professionnelle.
Q : Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous rend le plus fier du projet?
L: Je suis vraiment fier du résultat visuel, mais aussi de voir que les gens comprennent l’utilité du projet. Dans un processus de création, on passe beaucoup de temps à ajuster et à remettre en question. Voir une réaction positive, ça donne beaucoup de sens au travail.
V: Ce qui m’a marquée, ce sont les commentaires des entrepreneurs. Une personne nous a dit que le fait d’être dans Le Bottin lui donnait un sentiment de reconnaissance et que ça brisait son isolement professionnel. C’est là qu’on réalise que Le Bottin ne sert pas seulement à trouver un service. Il sert aussi à créer un sentiment d’appartenance et à rapprocher les personnes.
Derrière chaque fiche du Bottin, il y a une personne, une histoire et un savoir-faire. L’intention derrière le projet était de créer un outil qui rassemble, valorise les entrepreneurs francophones et qui contribue à faire vivre la langue française dans les Kootenays Ouest.
Merci à Kai Côté pour la page voilà dans le Nelson Star!
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English Version
The Team Behind Le Bottin: Building Connections, One Service at a Time
Behind Le Bottin, AFKO’s new French-language service directory for the West Kootenays, is a collaboration between two people with complementary expertise: Louis, graphic and web designer, and Véronique Trudel, Project Coordinator at AFKO.
Together, they set out to create more than just an online directory: they wanted to build a tool that highlights the people behind the services while making it easier for members of the French-speaking community to connect with one another.
Q: What role did each of you play in creating Le Bottin?
Louis: My role focused mainly on the design, branding, and overall user experience. I wanted to create something visually appealing, but above all, easy to use. Service providers needed a simple way to showcase what they offer, while users needed to be able to quickly find what they were looking for.
Véronique: My role was more about coordinating the project and thinking about the community’s needs. I approached it from both the user’s and the entrepreneur’s perspective: What information is truly useful? What is essential? How can we make the experience as simple and accessible as possible?
*Photo credit: Aurélie Lavoie
Q: What was it like working together?
L: That collaboration is really what made the project successful. We each brought different strengths that complemented one another. I could focus on the creative and visual aspects, while Véronique kept the broader vision of the project and its impact in mind.
V: We weren’t trying to do the same job. Each of us contributed a different perspective, which helped us strike a balance between creativity and functionality.
Q: Beyond being a service directory, what vision did you have for Le Bottin?
V: Our goal was to create a bridge between people looking for services in French and the entrepreneurs providing them. We wanted to put faces behind the services because, in a community like ours, trust and personal connections matter.
L: We didn’t want to build something overly complicated. The idea was to create an accessible tool that could continue to grow and evolve alongside the community.
Q: What was the biggest challenge during the project?
L: The biggest challenge was making choices. We had plenty of ideas, but we had to accept that some features could wait in order to keep the directory clear, focused, and easy to navigate.
V: It’s always tempting to include as much information as possible, but our challenge was to keep things simple. Le Bottin was meant to be a starting point, not a replacement for everything a business wants to share.
Q: How did you approach the visual identity of Le Bottin?
L: For the branding, I wanted to build on what the word bottin represents. It evokes something familiar: a directory people once used to find local resources, but we wanted to reinterpret that idea in a modern way. Our goal was to create an identity that feels simple, welcoming, and lasting while reflecting both a sense of community and professionalism.
Q: Looking back, what makes you most proud of the project?
L: I’m proud of the visual result, but even more proud to see that people immediately understand the value of the project. During the design process, you spend a lot of time refining, questioning, and improving your work. Seeing such positive feedback makes it all worthwhile.
V: What has touched me the most has been the feedback from entrepreneurs. One person told us that simply being included in Le Bottin gave them a sense of recognition and helped reduce the feeling of professional isolation.
That’s when you realize Le Bottin is about much more than finding a service. It’s also about creating a sense of belonging and bringing people closer together.
Behind every listing is a person, a story, and valuable expertise. From the very beginning, our goal was to create a tool that brings people together, celebrates French-speaking entrepreneurs, and helps strengthen the vitality of the French language in the West Kootenays.
Thank you to Kai Côté for this feature page in the Nelson Star!
